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Savez-vous que votre pensée peut, progresser, s'enrichir et atteindre des niveaux de qualification qui font de vous un être exceptionnel comme
ceux que vous admirez par exemple? Le pouvoir de l'homme que vous êtes est en effet immense car la pensée, source de toute création est infinie!
Les conditions oubliées de developpement de l'homme
La qualité morale des hommes du changement face aux enjeux du changement
(Cet article a été publié dans Le Quotidien LA NATION du 28 Juin 2007)
Alors que l’avènement du changement poursuit son cours avec tous les espoirs qu’il peut donner aux filles et fils de ce pays, des vérités et pas des moindres éclatent, pour donner une image occultée de certains acteurs du changement. Toutes ces nouvelles ne manqueront guère de conséquences bonnes ou néfastes dans la politique du changement pour la réalisation des nobles ambitions de justice, d’équité et de prospérité de l’ensemble des béninois, cause pour laquelle le docteur YAYI BONI s’est engagé.
Par Marius C. DJEGO*
L’explosion des dossiers de mauvaise gouvernance des anciens dirigeants de la SBEE et de la SONEB, peut laisser envisager des doutes sur les intentions qui les a animés dans leur précédente course pour l’Assemblée Nationale. S’il n’est plus d’aucun doute que l’hémicycle est le meilleur refuge des corrompus, des corrupteurs, des mafieux, si tant est que le changement vient restaurer l’espoir surtout pour les jeunes de ce pays en perte de référence, quelle suite donnera t-on à ces dossiers scandaleux ? Mais en attendant, la jeunesse consciente laisse échapper son cri de détresse pour qui doit l’entendre.
Quels exemples pour la jeunesse consciencieuse acquise à la cause du changement ?
« Le droit des autres se termine là où commence celui de chacun », nous apprend l’écrivain argentin MARIO LOUIS RODRIGUEZ CABOS. Enfin, commence le droit de chacun des béninois et en occurrence de la jeunesse opprimée, oppressée et de plus en plus moralement corrompue par ses pères et ses mères. Oui, il s’agit bien de çà, d’une morale corrompue et d’une éducation honteuse que nous transmettent nos parents. Il est temps que ce paysage malsain de gestion des affaires publiques qui pour avoir cessé de semer de l’indignation chez les jeunes, ne s’érige définitivement en faits habituels, en normes ou idéal. L’idéal en effet étant devenu l’enrichissement à outrance, l’Etat doit pouvoir affirmer son autorité pour montrer que tous les moyens ne sont plus bons pour y arriver. Qu’il nous souvienne que l’image du monde extérieur et les actions visibles faites sur celle-ci, pénètrent tout son être physique et émotionnel. Et c’est pourquoi, les parents, les enseignants, nos chefs d’Etat, plutôt que de s’en prendre à leurs enfants, à leurs élèves ou à la jeunesse de leur pays, devraient d’abord prendre conscience de leurs actes et comportements. N’est-ce pas ce que nous apprend l’évangile en disant : « Enlève la poutre qui est dans ton œil, avant de chercher à enlever la paille qui est dans l’œil de ton prochain » ? Dès lors, la recrudescence des actes de braquage et des délits orchestrés de plus en plus par les jeunes de moins en moins âgés, devrait interpeller la conscience des autorités politico administratives. A notre époque, nombreux sont les jeunes qui sont convaincus qu’il n’est plus possible de s’enrichir, qu’on ne peut avoir pion sur rue, sans le vol, le détournement et les actes mafieux. C’est dans ce contexte qu’est apparu le Docteur YAYI BONI, leader d’opinion du changement en qui la jeunesse consciente a commencé à mettre sa confiance pour l’édification d’une nouvelle classe de référence morale et politique. Les prouesses de ses dernières actions n’ont pas manqué de renforcer cette perception extérieure des choses. Mais cette dernière vient à être troublée, par des récits troublants et déconcertants. Le Président de la République, le père de notre nation laissera t-il alors cet espoir s’éteindre ? Fera t-il encore preuve de rigueur et de patriotisme comme celle à l’endroit des opérateurs de réseaux GSM ?
Moralité ou compétence professionnelle des hommes de justice, l’image de la relève en sera la réponse ?
Ces dernières années, le système judiciaire béninois a tout fait de nous montrer que la loi est faite pour défendre les intérêts de ceux qui l’imposent d’une part et celui de ceux qui savent s’en payer le service d’autre part. Point n’est donc besoin de faire recours à des textes et dispositions législatives, codes, conventions et j’en passe, pour réclamer la justice dans notre pays. Nos regards ne peuvent que se tourner aujourd’hui vers ceux qui peuvent imposer les lois de cette république. Si leur intérêt se situe véritablement dans le cadre de la volonté politique exprimée qui nous laisse croire que même le plus petit des béninois pourra bénéficier d’un bien être économique et social, ils doivent prendre chacun leur responsabilité. De même, le président doit prendre les mesures qui s’imposent pour continuer à mériter la confiance de la jeunesse consciencieuse qui le suit et le soutient sans tambour ni trompette. C’est tout de même indispensable, car comme l’a montré le docteur Basile ADJOU, c’est la négligence des petits faits de notre maison qui nous apportent les plus grands problèmes.
En effet, notre paisible et prospère nation de demain, dépend d’aujourd’hui, de ce que nous faisons de chaque instant et de la façon dont nous faisons face à chaque situation qui se présente. Et si nous ne résolvons pas les situations du passé qui remontent aujourd’hui à la surface, ils nous reviendront encore plus tard sous une autre forme encore plus difficile et dangereuse (Gabriele de Wurburg, Vie l’instant). C’est dire donc que si la lumière n’est pas faite sur les dossiers de mauvaise gouvernance qui font aujourd’hui surface, si les responsabilités ne sont pas situées, et la justice rendue et non vendue, il persistera au sein de notre système de changement de grandes plaies. Elles ne peuvent qu’évoluer faute de soins, pour devenir des gangrènes car les porteurs de ces plaies seraient en train de les cacher sous les chaises de l’hémicycle et dans les costumes et boubous d’immunité parlementaire. Et qui devrait donc les soigner ? Si ce n’est que notre législative et notre judiciaire, animés par des hommes et des femmes qui auront demain une grande responsabilité face à leur conscience lorsque l’héritage qu’ils auraient laissé à nous autres leurs enfants, aurait été plutôt que des cœurs vaillants, mais des coffres-forts et immeubles pour une jeunesse sans foi ni loi. Et parlant de foi, que pouvons-nous espérer de nos religions, qu’elles soient endogènes ou exogènes, anciennes ou nouvelle, actuelles ou futures, pour rééduquer notre peuple, pour prêcher la justice divine, bref pour accomplir leur mission originelle.
Que pouvons-nous attendre des religions pour un BENIN émergeant ?
La religion, a dit l’autre, est l’opium du peuple ; mais je préfère encore mieux l’assertion de Mario LUIS RODRIGUEZ CABOS qui montre qu’elle ne peut être d’un profond intérêt que si elle prétend montrer Dieu et non dire de Lui. Les religions méritent en réalité d’être interpellées au vue de la recrudescence des affaires de détournement, parce qu’elles ont une mission de grande envergure ; celle de ~montrer~ Dieu aux fidèles. Et l’évolution de ces derniers sur ce chemin de la perception du devin en eux et non au dehors de leur être devrait se manifester par un renforcement de leur éthique. Malheureusement, ce qui est courant et par ailleurs applaudi à grands coups de tam-tam et de cri, c’est la participation active des grands auteurs de détournement ou de malversations financières aux activités festives de nos religions. Aussi, grâce à certaines de nos religions, ils peuvent dissimuler facilement leur forfait. Et la jeunesse inconsciente commence à faire confiance à cette pratique que nous invitons nos chefs religieux à décourager à jamais, car on peut les voir venir, jeunes, habiles et astucieux, ils s’amènent déjà vers les hémicycles pour combler leur incapacité à faire de l’éthique, de la réussite des études et surtout de l’honnêteté, des moyens de se faire une place au soleil. C’est pourquoi, nous allons souhaiter que les chefs religieux, comme ils sauront si bien le faire, s’impliquent, s’investissent et œuvrent véritablement pour la cause du changement. L’exposition des dossiers qui montreraient que certains hommes ne devraient point se réclamer acteurs du changement sans avoir rendu gorge, est plus que jamais une opportunité, ce que Gabriele de Würzburg appelle énergie du jour, que doit saisir le chef de l’Etat pour redimensionner l’ampleur de sa mission. C’est seulement lorsque toutes ces considérations seront prises en compte par chacun des intervenants de notre vie, que la jeunesse ambitieuse et consciencieuse pourra ne plus s’exclamer : « Quelle éducation nous transmettent aujourd’hui nos parents? »
Conclusion
Enfin, il faudrait que nous attirons l’attention de nos parents sur un certain nombre de choses qu’ils expriment mais sans véritablement œuvrer pour. A tous nos laborieux pères et mères qui justifient l’accumulation effrénée de leur richesse par l’importance de l’héritage à laisser à nous leurs enfants, nous disons merci ! La jeunesse consciencieuse n’en a pas besoin autant. Elle ne demandent qu’une chose : une bonne éducation, des moyens nécessaires et adéquats pour s’instruire dans de bonnes et non extraordinaires conditions de vie et enfin du travail correspondant à son profil après sa formation professionnelle. La jeunesse consciente veut agir et construire librement sa vie, apporter sa pierre à lui dans la construction de la nation et se rendre véritablement utile pour une cause noble. Elle veut connaître les joies et les plaisirs du labeur. Parents, donnez-lui cette opportunité !
*Technicien Supérieur de l’Administration Hospitalière Universitaire et d’Intendance
Dans nos pays de l’Afrique dits pays en voie de développement, il est souvent bien loisible de noter l’insalubrité des villes, campagnes et même des habitations. Loin de chercher les
déterminants fondamentaux de cet état de chose, nous nous bornons toujours à tout rejeter sur le dos de la pauvreté ou de l’insuffisance des moyens. Pourtant, les hommes ont toujours suffi pour
la création et l’entretien de ces conditions déplorables de vie. L’homme n’est-il pourtant pas le moyen et l’idéal moyen d’ailleurs pour l’entretien de son environnement immédiat de vie
?
Qu’est-ce en effet la pauvreté ?
La pauvreté, selon le dictionnaire ROBERT est : l’ « état d’une personne qui manque de moyens matériels, d’argent ». Aussi il définit la pauvreté par l’insuffisance matérielle ou morale. A cause
de la prédominance des études économiques, les définitions de la pauvreté se rapportent beaucoup plus au matériel. Mais ce qui nous importe ici, est loin d’être le pouvoir d’achat des populations
mais plutôt leur pouvoir de recherche de l’amélioration de leurs conditions d’existence. A cet effet, la définition de la pauvreté comme une insuffisance matérielle et morale est beaucoup
exploitable. La morale ne vise au fait que ce qui est bien, par l’application des règles de conduites considérées comme bonnes. L’inexistence de ces règles de conduite ou l’insuffisance
d’application de celles-ci, lorsqu’elles existent, résultent-t-elles d’un manque de moyens matériels ? Sans doute que non ! L’incapacité d’un débiteur de payer sa dette par exemple ne peut
l’empêcher de revoir son créancier pour négocier un moratoire. La fuite ou le silence qu’il aurait choisi ne donnent que la preuve de son insuffisance de morale qui n’a rien à voir avec son
insuffisance matérielle à faire face à ses obligations. Le choix de se transformer en receleur de biens volés est également un comportement de pauvreté morale qui n’a rien à voir avec le manque
matériel, si tant est que l’homme peut utiliser son génie créateur et/ou sa force physique pour survivre. De même, l’option de distribuer de l’argent aux électeurs afin de pouvoir gagner des
élections, fussent-elles présidentielles, législatives ou communales est bien la preuve d’une carence de règles de conduite. Enfin, des exemples de la pauvreté morale font légion, la liste est
bien longue et chacun peut en compléter. C’est dans cette kyrielle de catégories de pauvreté morale que nous pouvons situer l’insalubrité, la malpropreté et l’abstention du respect des règles
élémentaires d’hygiène et de sécurité.
De la pauvreté à l’insalubrité : fatalité ou manque de volonté ?
Il est clair d’après ce qui précède que l’insalubrité des milieux de vie, des rues, places publiques et des maisons que l’on observe dans nos villes et campagnes résulte d’une insuffisance de
moyens. Mais de quelle insuffisance s’agit-il ? Les responsables publics ne s’accrochent bien entendu qu’aux ressources matérielles pour justifier leur incapacité à faire face à la salubrité
publique. Mais la gestion adéquate des moyens qu’ils disposent, même s’ils sont limités, fait-elle vraiment leur préoccupation ?
A suivre…
Chez nous en Afrique, on
dit souvent que celui qui n'a jamais goûté à la sauce d'une autre maman pense que c'est seulement sa mère qui sait préparer! C'est cette fameuse pensée populaire qui m'est venue à l'esprit quand
je lisait ce fameux et insolite petit livre qui avait pour titre:"L'Islam et le Christianisme"! Hum! M'étais-je exclamé la
première fois que j'ai vu ce titre, tout en me demandant ce que celà voudrait bien dire, car à vrai dire, de toute ma vie ou du moins de tout ce que j'ai pu apprendre de la société, le
Christianisme et l'Islam seraient deux religions opposées voire antagonisme.
Ben, voilà qu'un titre, le titre d'un livre vient les coordonner avec un "et"! Bizard non! Mais je n'étais pas au bout de mes surprises, car
le positivisme qui m'a toujours animé, a fait que j'ai compris cet "et" non pas comme la conjonction de comparaison, mais comme celle de
l'union heureuse de deux mondes qui possèdent certainement le pouvoir de la PAIX et de la GUERRE dans la société!
Au cours de la lecture, notre fameuse pensée populaire m'est venu à l'esprit quand, j'ai lu ceci: "Jesus n'a pas eu l'occasion de devenir un modèle parfait pour l'humanité dans tous les
domaines de la vie comme ce fût le cas pour Muhammad, ........Jésus ne s'était jamais marié et alors ne pouvais devenir le mari et le père idéal. .....Jésus ne prie pas le pouvoir pour
devenir le modèle d'un souverain et juge bénévole et juste." Pour un chrétien comme moi, çà sonne comme si j'étais tapé sur la tête avec une casserole! C'est peut-être la même
impression que vous avez eu tout à l'heure en lisant ces phrases, n'est-ce pas?
Mais ce n'est pas pour autant une raison pour s'armer de machettes et de gourdins et aller à l'assaut des auteurs ou de ceux qui partagent ces pensées car l'homme est un animal doté de raison et
c'est à juste titre que l'autre disait que: "La raison est la chose du monde la mieux partagée"!
Après une petite anayse sous la houlette de notre pensée populaire citée plus haut, j'ai compris que la réflexion de l'homme mérite de connaître des évolutions et que les religions consciemment
ou inconsciemment limitent l'homme dans sa capacité de pensée, de recherche intérieure à l'aide des dogmes et bien d'autres raisonnements.
La fidélité à une religion nous empêche bien souvent d'ouvrir la porte à certaines réflexions, mais l'évolution de la conscience humaine nous en impose la nécessité. A cet effet, sans la
recherche d'un consensus entre les grandes religions du monde pour le développement c'est à dire l'édification personnelle de chaque homme, la recherche de la PAIX entre les nations, entre
peuples, entre les ethnies et dans les familles sera toujours hypothéquée. La liberté de la pensée que tout homme peut exercer à l'égard de son prochain ne pourra jamais être mise en oeuvre sans
toucher les intérêts d'autrui. Et en matière de croyance religieuse, les intérêts sont si immatériels que l'on peut bien se demander s'il est opportun vraiment de les défendre. Certainement que
non, il convient de comprendre les autres, d'être en mesure de trouver la valeur, de percevoir la vérité (même si elle n'est pas universelle comme l'existence du soleil et de la lune) dans
ce que pensent les autres pour pouvoir réajuster nos comprtements.
Si tous les prophètes ont cru à l'avènement d'un monde meilleure, pourquoi, ne devrions-nous pas rêver (surtout que le rêve est permis), à l'avènement d'un monde où les religions sont en harmonie
et se donnent la main pour l'éducation morale et spirituelle des peuples? AMEN- INSHALA!
Réagissez par rapport à cet article s'il vous plait, quelque soit votre bord religieux et divulguez-le?! Ceci participe à la recherche d'une harmonie entre
les pensés religieuses!
La base d’édification d’une cité de paix
Nos pays ont été suffisamment gavés de beaux discours sur l’édification d’une nation prospère et paisible au point où ceux qui savent
autres choses ont préféré pendant longtemps garder leur langue dans la poche. Aujourd’hui, combien peut être la joie de ceux là, en voyant des gouvernements politiques tels que celui du
Bénin, en quête de l’éducation de la jeunesse de son peuple, au vrai sens du mot ! Quoiqu’on dise, l’éducation est avant tout du ressort de la famille. La petite unité familiale a donc un
rôle indispensable à jouer dans la société et lorsqu’elle échoue dans sa mission, c’est toute la nation qui en souffre.
Pourtant, les réalités actuelles de notre société ne sauraient favoriser l’accomplissement de cette mission par les parents. Déjà, les activités professionnelles occupent autant si tant les
parents, que nombreux sont ceux qui avouent aujourd’hui que seul Dieu se charge de l’éducation réelle de leurs progénitures. Les domestiques et autres personnes à qui est confiée la charge des
enfants pendant que les parents sont à la quête de la quotidienne pitance ne se sentent toujours pas investies d’une mission d’éducation des enfants qui sont en définitif laissés pour compte. Dès
lors, d’une génération à l’autre, la base d’éducation de l’homme, acteur de tout développement connaît une diminution de son potentiel qualitatif. C’est pourquoi, le niveau de conscience qu’il
soit professionnel ou religieuse de l’homme est aujourd’hui en perte de valeur. La base d’édification de l’homme est alors perturbée ; la famille est à notre époque menacée dans l’accomplissement
de sa mission, par la recherche effrénée du gain, la promotion des nouvelles techniques de l’information et de la communication et surtout par les schémas sociaux que nous impose impitoyablement
la société.
La manifestation de la volonté de ce gouvernement à contribuer à l’amélioration de la mise en œuvre de cette mission de l’unité que constitue la famille est louable et mérite ainsi le
soutien de tout un chacun. C’est pourquoi, il convient d’attirer l’attention des responsables administratifs et politiques sur l’opportunité de certaines actions qui auront un impact positif à
long terme sur la qualité de l’éducation des jeunes.
Quelques aides attendues des gouvernements pour l’accompagnement des
familles dans l’éducation des enfants
La perte des valeurs en éducation des enfants à notre époque, entraîne inlassablement le manque
d’orientation de ces derniers, vers des ambitions grandes et nobles. L’une des causes incontestables de cette perturbation passe par l’environnement de vie de notre société, si nous laissons de
côté le manque de disponibilité des parents. Le développement économique si tant recherché ne manque pas d’inconvénients et c’est à juste titre que l’Etat doit jouer son rôle de régulateur. Mais
les constats montrent que ce rôle de régulation des activités économiques tiennent moins compte du caractère éducatif que l’on est en droit d’exiger de ceux qui profitent de celles-ci. Dès lors,
si l’Etat profite par les impôts et diverses taxes des actions que mènent les commerçants de toute catégorie, il pourrait être difficile voire impossible pour ce dernier d’empêcher la réalisation
de certaines activités compte tenu de leur caractère très peu éducatif. Néanmoins, la volonté affichée d’avoir pour nos pays des citoyens capables d’actions de développement, doit amener les
pouvoirs publics à régulariser et à contrôler certaines activités afin d’aider les parents d’aujourd’hui dans leur rôle de premiers éducateurs de la société de demain.
Le contrôle de la pollution sonore, source possible de dissonance cognitive dans l’éducation des
enfants
La pollution sonore pour ceux qui le savent ou qui le subissent activement tout en ayant conscience de ses méfaits, est une cause de perturbation de la quiétude de
l’homme. Pourtant, cette quiétude est nécessaire et indispensable pour l’éducation des enfants sains aux comportements qui ne laissent pas à désirer ou susceptibles de faire peur. Cette pollution
sonore dont je fais allusion est loin d’être seulement le bruit de tous ces engins qui travaillent à longueur de journée pour les activités de transport ou de transformation et tout ceci au grand
bonheur des populations. A cet effet, on peut encore mettre un peu de bémols, car pour jouir d’un bonheur, il faudrait bien en payer le prix. Mais seulement, de quel genre de bonheur nous font
jouir en réalité toutes ces musiques jouées non seulement toute la journée, mais encore la nuit dans certains débits de boisons, ateliers et centres religieux mal installés de part et d’autre des
rues de nos quartiers de villes et de villages ?
En effet, l’un des côtés pervers de la recherche légitime de l’argent est aujourd’hui l’installation anarchique des activités de commerce. C’est ainsi que dans la plupart de nos villes notamment,
chaque coin de rue possèdent pratiquement sa buvette. En plus de ces bistrots, on observe l’installation devant les maisons d’habitation dans plusieurs VONS, des ateliers de fortune et des
centres de prière. Bien qu’il soit tout à fait normal de chercher de l’argent ou de prier tranquillement Dieu, surtout que chacun a droit à une activité rémunératrice et appartient à une
religion, ces activités n’accordent point de quiétude aux populations, en tout cas pour ceux qui connaissent l’importance du calme et du silence pour la santé et le développement de l’homme.
C’est donc avec désolation que ces derniers, n’ayant pas encore les moyens de s’installer dans des quartiers des gens fortunés où règnent vraiment le calme, subissent quotidiennement les effets
des bruits. Ces bruits sont souvent produits, malheureusement par l’usage des postes radios, reliées à des hauts parleurs pour attirer une clientèle en quête à un bruit de plus en plus
assourdissant. Est-ce vraiment tout çà le développement si tant recherché, la libération ou la promotion massive du secteur des techniques de l’information et de la communication ? La conséquence
de cette situation sur l’éducation des enfants est assez grandiose et le recours à des spécialités telles la psychiatrie, l’oto-rhino-laryngologie, la psychologie éducative, etc, est
indispensable pour mieux comprendre le danger encouru. La fébrilité et la paresse caractéristiques du comportement des enfants qui grandissent dans de tel environnement est un exemple que de
simples enquêtes n’auront pas du mal à établir.
Par conséquent, la volonté qu’affichent des Autorités tel que le Président YAYI Boni du Bénin pour l’éducation véritable de notre société par l’entremise de la famille, doit
conduire leur gouvernement à agir de façon concrète pour la diminution de la pollution sonore dans nos quartiers. Il faudrait noter que la corruption aidant, le recours aux délégués de quartier a
déjà été des actions vaines de par le passé. Et pour réussir, en plus des mesures de police administrative, il serait indispensable de passer par nos dirigeants religieux pour une sensibilisation
active de leurs fidèles. Quant aux fidèles des radios et télévisions, n’ont-il pas droit à une innovation des programmes diffusés ?
L’amélioration de la qualité éducative des programmes des masses
médias
On ne dira jamais assez à propos des programmes de films des télévisions. Ces feuilletons ne sont pas adaptés à l’éducation de nos enfants, nous a montré l’expérience vécue. Mais pourtant, depuis
qu’on en parle, qu’est-ce qui a été fait ? Des nombreuses causes diagnostiquées qui ont expliqué l’échec massif des élèves l’année scolaire antérieure, ces programmes ont occupé une
bonne place ! Seulement, par rapport à ses programmes, personne n’a rien exigé du gouvernement, ceci de façon concrète et pourquoi pas à la manière syndicale. Les syndicats savent en effet ce
qu’ils réclament et les parents non plus ne seraient pas prêts à se passer de ces programmes, encore moins ceux qui jouissent financièrement de leur diffusion. Alors, point n’est besoin de faire
de nouveaux commentaires sur l’impact de ces films. Par contre, ce qui n’a jamais fait l’objet de débat (du moins à mon avis) et sur lequel il faudrait tirer l’attention de ceux qui peuvent y
agir, c’est la qualité des publicités.
On a pas encore pu trouver une solution adéquate à l’insulte qui est souvent faite à nos mères, à nos femmes et sœurs par certains montages télévisuels qui ne réservent à la gente féminine que
les séquences de quasi nudité. De plus, les différents scénarios et images diffusés sur les télévisions et sur Internet, sont loin d’occulter aux enfants certaines réalités. Tout de même, ce
n’est point une raison pour les exciter davantage par des publicités radios diffusées à longueur de journée, qu’ils perçoivent aisément du dehors et qu’ils peuvent vous répéter le soir avec un
aire malicieux. Voilà autant d’éléments qui mettent très tôt les enfants, poussés par la curiosité, sur les pistes de l’alcoolisme et des découvertes charnelles à l’insu de leurs parents Bien
souvent, ceux-ci continuent de croire à la naïveté et à l’innocence de leurs petits enfants, jusqu’à ce qu’ils commettent les pires bêtises de leur âge. Il convient enfin d’attirer l’attention
des autorités en charge des masses médias sur l’importance pour les radios qui diffusent de façon continue de la musique, de la nécessité pour ces dernières de participer à l’éducation de la
société. En effet, ces radios sont les plus écoutées dans nos quartiers et c’est à peine que leurs programmes ne sont pas dérangeants car il suffit pour des "perturbateurs" du calme et de la
quiétude de capter leur fréquence pour vous chasser de votre domicile toute la journée. Dès lors, il est utile d’améliorer ses programmes de musiques NON STOP par des messages de sensibilisation
sur l’utilisation des radios par exemple, pour le développement et non pour augmenter les aspects négatifs de ce dernier. Ceci participe d’ailleurs à la mise en oeuvre du professionnalisme en
matière d’animation radio des stations béninoises. Enfin, l’accomplissement de ces actions, contribuera à coup sûr à aider les parents dans l’éducation de leurs enfants, pour la construction
d’une nation qui se distingue par les valeurs humaines de sa société. Afin que ces quelques idées qui ne sont rien d’autres que la restitution des observations d’une jeunesse soucieuse du
développement de l’homme, ne constituent point des actions oubliées, nous devons tous lancer un appel aux pouvoirs publics afin qu’ils manifestent également leur volonté
dans le sens de l’amélioration de l’environnement social, tel que décrit plus haut.
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